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Tarcienne a retrouvé le sourire


Château de Tarcienne - 5651 Tarcienne (Walcourt)



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Category : Information Business Events
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  • La façade est de Tarcienne est la plus emblématique de cette résidence puissante piquée de tours rondes et à peine percées de quelques baies. Sa restauration en voie d’achèvement est superbe. © Philippe Farcy

  • Tarcienne est une demeure en même temps château-ferme et château-fort. Ses formes trapues sont accentuées par l’emploi de moellons à peine dégrossis. © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy



Official Name Château de Tarcienne
Location 5651 Tarcienne (Walcourt)
Construction 1674; XIXe siècle
Style Louis XIV
Architect
Occupants
Allocation Résidence privée
Protection Bien non classé

Last udpate: 12/01/2013


Le retour en grâce de Tarcienne


La liste des complaintes pour le sauvetage de notre patrimoine commun n’est pas sans fin comme on pourrait le penser. S’il convient de rester optimiste comme devant la résurrection en cours du château de Morialmé, d’autres cas d’abandon affligeants mériteraient d’être soulevés. En l’an 2000 encore, il en était ainsi de Tarcienne.


Dispositif moyenâgeux

Mais une société dirigée par un jeune homme de 40 ans - Eric Rosens, aidé par son père - a décidé de prendre le taureau par les cornes et de redonner vie à ce bâtiment exceptionnel. Tarcienne est un château d’importance du fait de son dispositif moyenâgeux. Il semble sorti tout droit de l’époque des chevaliers du Saint Sépulcre. Et pourtant. Les sources, fort rares, font état de la création d’une seigneurie en ces lieux, en faveur du sieur Charles-Ignace de Colins, en 1672. La construction aurait été entreprise en 1674 comme en témoigne une plaque gravée placée au-dessus du beau portail inscrit au centre du châtelet d’entrée.


Château-fort de campagne

Si cela se confirme, Tarcienne serait un exemple quasiment unique d’historicisme en plein XVIIe siècle. Un amoureux du Moyen Âge y aurait édifié un castel à l’image d’un château fort de campagne. Au fond, pourquoi pas. De l’histoire de Tarcienne, maison namuroise ample et généreuse par ses dimensions, on ne sait presque rien et les livres récents publiés chez Vokaer et Mardaga s’attardent sur l’architecture à défaut d’autre chose.

On ne sait quasiment rien des familles qui se sont succédé ici. Seul de Seyn signale la présence du sieur de Colins déjà cité. Le propriétaire actuel nous stipulait le nom des Heurion avant la Seconde Guerre mondiale. Entre les deux, cela nous fait une absence considérable de plus de deux siècles. Madame A. Kaisin, née Heurion nous précisait que sa famille arriva à Tarcienne au XIXe siècle par un héritage. Mademoiselle Ducoffre, cousine germaine de l’arrière-arrière-grand-mère de Madame A. Kaisin (à savoir Catherine Guyaux, épouse de Ferdinand Heurion), vivait à Tarcienne avec son frère lui aussi célibataire. Le transfert de propriété vers Catherine Guyaux daterait de 1880.

Un article de la Société Archéologique de Namur (livraison 1872-1873) nous apprend par ailleurs que Tarcienne dépendait de Thy-le-Château, seigneurie en mains des Melun, Ligne, Rohan et autres Croÿ, depuis le XVe siècle et jusqu’à la fin de l’Ancien Régime. Il y a peut-être là de quoi justifier le type d’architecture de ce bâtiment prestigieux. L’histoire nous échappe donc des alentours de 1800 jusqu’en 1865, arrivée approximative des Ducoffre à Tarcienne, d’après la famille Heurion. Tarcienne, habité par les Heurion jusqu’au décès de Madame Charles Heurion en 1958 revit depuis novembre 1999. Les travaux s’achèvent en cette fin d’année 2002. C’est une grande nouvelle.



Belle apparence guerrière

Ce castel non classé vaut furieusement la peine que l’on s’en occupât car il conserve une fort belle apparence guerrière dans un environnement de champs sis au sud. Il voisine avec une belle ferme en carré du XVIIe siècle, au nord. A l’est, se trouve le village. Placé sur une légère butte, le château se compose de deux niveaux sur caves et six travées de fenêtres à croisée ou à traverse, sous une bâtière imposante à croupe et coyau. Des adjonctions datant de la fin du XIXe siècle abîment la résidence, inscrite à l’ouest; cette façade est animée par deux tours rondes engagées

L’une d’elles abrite une chapelle. Le meilleur morceau est à l’ouest. Là, on peut voir une élévation en pierre calcaire à peine percée de quelques meurtrières. Cette façade s’étire sur plusieurs dizaines de mètres. Elle est scandée par des tours engagées et le châtelet défensif. Cet avant-corps fait penser à celui de Corroy, mais ici point de pont. S’il y a un étang, déjà curé, sans doute y avait-il des douves. Les toitures sont en cours de rétablissement. On y place des ardoises à la place des éternit. Le parc de 2 hectares agrandis de 5 autres récemment, va être réaménagé. La beauté revient sur Tarcienne que l’on voit partiellement de la route.


On ne visite pas.


SOURCES
:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 1, Editions Aparté, novembre 2002 
Le patrimoine monumental de la Belgique, Volume 9, Tome 2, sous la direction de Ghislaine De Bièvre, Ministère de la Communauté Française, Namur/arrondissement de Philippeville P-W, Pierre Mardaga 1982

Châteaux forts et Châteaux-fermes, sous la direction de Luc Fr. Genicot, Vokaer 1975
Eug. de Seyn, Dictionnaire Historique et Géographique des Communes Belges, Etablissement Brepols, Turnhout, 3e édition non datée (après 1945)
Annales de la Société Archéologique de Namur, tome 12 1872-1873