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Ça swing à Meerbeke


Cleyn Hoff - 1820 Melsbroek (Steenokkerzeel)



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  • Ce ne sont que des dépendances, mais cela n’enlève rien à la grâce des bâtiments. © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy



Nom Officiel Cleyn Hoff
Localisation 1820 Melsbroek (Steenokkerzeel)
Construction XVIIIe et XIXe siècle
Style Traditionnel
Architecte
Occupants Brabantse Golf
Affectation Brabantse Golf
Protection Bien non classé

Dernière mise à jour : 05/05/2012


Les restes d’un palais renaissant oublié.

De Seyn et Wauters sont les sources principales de l’histoire de cette importante seigneurie, placée en périphérie de l’actuel aéroport de Zaventhem où deux châteaux (Melsbroeck à conserver en mémoire comme le grand château jadis posé en face de l’église et Meerbeke) mêlèrent leurs existences. Depuis le début du XIe siècle, on sait que ce qui allait devenir le grand château appartenait à la famille des Melbruec, Meldebruc et autres Meltbroec, devenu Melsbroeck dans une orthographe plus récente. Par dévolution successorale, le domaine arriva à Philippe de Melsbroeck qui vendit vers 1380-1400 à Henri Estor.



Échanson de Charles-Quint


En 1451, les lieux furent achetés par Pierre de Meerbeke, conseiller de la Chambre des Comptes. Deux générations plus loin, ses héritiers Marie de Nieuwenhove et son époux Pierre de Locquenghien prirent possession du château. Leur fils Jean né en 1517 fut échanson de Charles-Quint. Il plusieurs fois maïeur de Bruxelles, échevin d’Uccle et surtout surintendant du nouveau canal de Willebroeck, ce qui allait lui rapporter une grande fortune. Ce Jean né en 1517 était seigneur de Koekelberg, Peuthy (Batenborch, Huldenberg), Merchtem, Malderen et Pamele où il décéda en 1573. Son fils aîné Jacques reprit Melsbroeck et Peuthy mais céda Peuthy à son jeune frère Antoine qui allait en vendre les justices (basse et haute) à Robert Moens de Zellaer.

Quatre générations de Locquenghien plus illustres les uns que les autres allaient transformer Meerbeke en un palais renaissant après des unions prestigieuses. Charles-Philippe de Locquenghien, fils d’Antoine et de Catherine van Mepsche, devint baron de Melsbroeck le 17 mars 1659. La petite-fille de Charles-Philippe, Marie-Gisberte épousa Louis-Conrad d’Argenteau, comte d’Esneux. Leur fille unique Charlotte avait à son tour épousé Thomas Bruce (leurs armes sont accolées à l’actuelle résidence), comte d’Ailesbury, à qui le Sablon doit sa belle fontaine. Et la fille de ces derniers, Marie-Thérèse, allait convoler avec Maximilien, troisième prince de Hornes. Les deux filles Hornes devinrent l’une princesse de Salm-Kyrbourg (Yssche) et l’autre princesse de Stolberg. Elles relevèrent Melsbroeck ensemble le 26 juillet 1737. Le fils Salm allait vendre la baronnie (grand château) le 31 mai 1785 au chevalier Gaspardy, époux d’une de Coëllo d’Alfonseca. Après la Révolution française, cette partie de l’antique domaine échut chez les Ribaucourt.



Grand château démoli


Les comtes de Ribaucourt le démolirent vers 1840. Quant au petit château qui nous intéresse, le chevalier Thierry Robyns de Schneidauer nous disait qu’ « il appartenait aussi aux Locquenghien; mais ils s’en défirent le 25 octobre 1656 au profit de Laurent Willemyns. Le bien, parfois nommé « Cleyne hoeve », fut ensuite acheté en 1701 par Martin I Robyns et son épouse Jeanne Fariseau. Martin I était châtelain de Steenokkerzeel, de la Tourneppe à Dworp et de Sterrebeek dont il possédait le château dit « du Rolland ». Celui-ci fut détruit en 1761 pour ériger une villa (NdlR : sans doute s’agit-il du château attribué à Servandoni). Martin était encore seigneur de Westmalle, Zoersel, Humelgem et Wambeek. Depuis 1701, le château de mon lointain parent n’a plus été vendu. Sans descendance, Martin I et Jeanne léguèrent leur bien à leur neveu Martin II Robyns, époux de Constance Powis de Westmalle. De là, il passa à leur fille Cécile, épouse du comte Cornet de Peissant; elle décéda en 1857. Enfin, toujours par succession, Meerbeke passa aux Powis de Tenbossche puis aux barons Snoy ». Pour sa part, le baron Philippe Snoy qui a vécu à Meerbeke, nous disait que « le château avait été recouvert de briques à la fin du XIXe siècle parce que les pierres de Dieghem étaient devenues poreuses. Il a été incendié par les Allemands le 4 septembre 1944. Il reste donc les deux tours carrées d’accès qui font suite à la drève. Elles sont reliées par un mur et par le portail. Puis au loin, se trouvent les anciennes dépendances en U limitées au nord-ouest par deux tours carrées. Mon père a agrandi cet ensemble d’un vaisseau en reprenant la même pierre et les pignons crénelés. Le château était placé dans l’axe de la tour nord et de l’aile d’équerre. Il n’était donc pas dans le prolongement de l’allée et du portail».


Visites interdites. Le domaine se voit de la rue.



SOURCES
:
Philippe Farcy
Eug. de Seyn, Dictionnaire Historique et Géographique des Communes Belges, Etablissement Brepols, Turnhout, 3e édition non datée (après 1945)
Alphonse Wauters, Histoire des Environs de Bruxelles ou description historique des localités qui formaient autrefois l'ammanie de cette ville 1855