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Les délices épiscopaux de Beaumont


Château de Beaumont - 4000 Liège



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  • Sur le petit jardin, la délicatesse des volumes s’affirme. Et sur la façade avant, tout est bonheur pour les yeux. © Philippe Farcy octobre 2008

  • Malgré cette façade tapissée d’ardoises, Beaumont affiche de la légèreté et de la lumière. © Philippe Farcy



Officieel Naam Château de Beaumont
Ligging 4000 Liège
Bouw 1775-1776
Stijl Neoklassiek
Architect Jacques-Barthélemy Renoz (1729-1786)
Huidige bewoners
Toewijzing Privéwoning
Bescherming Beschermd op 4 juli 1989

Laatste update : 06/01/2013


Une fleur du XVIIIe siècle dans du tissu industriel.


Cette délicate demeure qui unit jardin, décors extérieurs et décors intérieurs en une délicieuse musique du temps de Hamal, compositeur liégeois bien connu, est un miracle. Dans la même rue, habitait jadis l’architecte Renoz qui édifia le bâtiment à la demande, semble-t-il, d’un prête-nom (voire d’un prêtre-nom) du prince-évêque de Liège de Velbrück. La maison personnelle de Renoz a été abattue il y a longtemps déjà devant l’avancée des troupes d’ouvriers allant à la conquête des terres proches de la Meuse pour étendre les zones industrielles. L’acheteur écran aurait été le chanoine Maximilien-Henri de Geyer de Schweppenburg, né à Cologne et mort à Liège le 6 octobre 1789. Le vendeur du territoire était le baron Jean-Christian de Goeswin. L’acte fut signé le 13 mai 1775.

Il a été dit et écrit que ce type de petite résidence (14,90 m. de large; il en existe plusieurs aux abords de Liège) servait aux princes de l’Eglise pour des agapes et des actes licencieux et que Velbrück y aurait conçu deux enfants non reconnus bien sûr. Liège, ville d’églises et d’abbayes, n’était quand même pas la Rome des Borgia ! Madame Bouvy Coupery de Saint-Georges s’insurgeait contre ces commentaires fallacieux en 1988. Il est à noter que Sclessin appartenait jusqu’en 1768 à l’abbaye de Stavelot et que la principauté a repris cette terre contre celles d’Anthisne et de Vien. Quant à Renoz, il nous laisse son chef-d’oeuvre à savoir l’hôtel de ville de Verviers. C’est lui qui construisit une seconde version de Beaumont en Hollande, à Obbricht, en 1780. Obbricht, fief des van Vlodorp puis des Bentinck était alors dans le duché de Limbourg et posé face à Maaseik. Il a brûlé récemment et a été restauré.


Escalier en fer à cheval.

Beaumont est orienté nord-sud. Pour affronter la déclivité, l’architecte a installé de hautes caves parées de pierre bleue agrémentées de refends et percé de diverses portes. L’une d’elles se trouve au centre de l’élévation sous le perron dessiné en fer à cheval dont on admirera les gardes-corps des degrés. Le château est construit en briques et en pierre bleue pour les contours des baies et les bandeaux destinés à séparer les niveaux. Elle apparaît encore pour les pilastres à refends qui scandent verticalement la demeure et rythment l’élévation.

L’avant-corps central fait office de tour; il grimpe sur deux niveaux et demi. La toiture comme la face ouest qui est aveugle, est couverte d’ardoises. La façade regardant au lever est animée de quatre baies donnant vers une terrasse. Celle-ci remplace une ancienne ludothèque et une orangerie quand les lieux servaient de cadre festif à la bonne société locale. L’élévation donnant sur le jardin, le petit parc, le verger et les vignes enfin revenues est de la même espèce que celle donnant sur la rue.


Guinguette.


Pour en revenir à l’histoire, il faut savoir que le chanoine Geyer laissa le bien à un neveu qui vendit Beaumont en 1804 aux époux Richard-Xhauflair. M. Richard était notaire. Leur petit-fils, baron Adrien Wittert van Hoogland restera comme le plus grand donateur de l’Université de Liège. Le domaine composé de 2,2 hectares passa par héritage aux Lamarche.

En 1894, les Renard achetèrent la maison. En 1918, les lieux devenus restaurant-guinguette passèrent à leurs deux cousines Bodson. En 1921, les Bodson s’en défirent au profit de M. Bonhomme qui en fit autant en 1949 en faveur du couple Bostem-Randour. Les propriétaires actuels sont installés depuis 1980.




On ne visite pas. La demeure se voit de la rue.




SOURCES:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 2, Editions Aparté, novembre 2003